Dimanche 21 Juin 2015 :
Bonne fête Papa !
Je quitte Morro Bay, le brouillard est encore fort présent ce matin, et le fameux pain de sucre de Morro Bay est à peine visible. 
Direction San Simeon pour visiter un des châteaux les plus célèbres des Etats Unis, le « Hearst Castle ». Ce château a été construit par William Hearst milliardaire américain et magnat de la presse entre 1919 et 1947 sur le ranch familial d’une superficie de plus de 10 000 hectares...
Le château occupe 50 hectares de la propriété, construit en mélange de styles gothique, renaissance, art nouveau… prénommé la Casa Grande. La façade ressemble plutôt à une cathédrale Espagnole.
C’est un Type 115 ! En effet 115 pièces le compose dont 38 chambres et 41 salles de bains, salle de cinéma….3 maisons d’invités, un Zoo, des courts de tennis, piscines couverte et extérieure, contient des collections dignes d’un musée. William Hearst légua à sa mort le château à l’Etat de Californie.
… et


Le brouillard commence enfin à se dissiper sur la côte. Les éléphants de mer sont en pleine bronzette et la route surplombant l’océan jusqu’à Carmel est tout simplement splendide.

Après avoir visité la belle Mission de San Carlos Borreomeo de Carmelo, je rejoins Pacific Groove et Monterey par la 17 Mile Drive, route privée d’une longueur comme son nom l’indique de 17 miles qui traverse la péninsule de Monterey avec un péage d'un coût de 10 USD. Et oui c'est l'Amérique !
C'est l’un des plus célèbres quartiers résidentiels de la côte ouest. La route traverse 5 clubs de golfs, des forêts de cyprès et longe de somptueuses villas et l’Océan Pacifique.

Monterey dernière étape de la journée, fut le lieu ou les premiers explorateurs espagnols débarquèrent en 1542. La ville a conservé de nombreux bâtiments historiques : Mission, Présidio, maisons coloniales… Plus récemment les conserveries de sardines ont fait sa célébrité entre les 2 guerres. Désormais elle doit sa réputation à son festival de Jazz et à son aquarium qui possède plus de 300 000 animaux.

Lundi 22 Juin 2015 :
Dernière étape d’environ 130 miles, sur la Pacific Coast Highway jusqu’à San Francisco.
Les dunes ont remplacé les falaises, et les terres agricoles les ranchs ou forets de cyprès. Il y a des champs de fraises ou de cassis à perte de vue. Les brumes marines matinales sont toujours présentes.


Aux environs de Santa Cruz, la côte est à nouveau rocheuse et la nationale domine à nouveau le pacifique. Le soleil commence à gagner du terrain. C’est magnifique.
Santa Cruz a longtemps été en compétition avec Santa Barbara, station réputée de part ses immeubles art déco et sa fête foraine sur la promenade maritime mais suite au tremblement de 1989 elle a perdu de sa superbe.
Cependant on est porté par un sentiment de quiétude, de part l’air marin plus frais, la présence des otaries sous les pontons de la jetée et les classes de sauveteurs nageurs et ses nombreux surfeurs sur les plages. Il ne manque plus que la chanson des Beach Boys pour avoir le tableau parfait du Californian Spirit ou Way of Life...



La relève de Pamela et David pour Alerte à Malibu est assurée... courageux petits américains; l'eau est glacée, je n'ai pu y tremper que le gros orteil !

Mais il est temps de reprendre la route, direction l’aéroport de San Francisco pour rendre la voiture au loueur. (une voiture de location était vraiment indispensable pour visiter cette partie de la région, les transports en commun bus, trains étant inadaptés voire inexistants).
Je regagne le centre ville par métro à la recherche de ma pension pour ces quatre prochaines nuits. L’hôtel se situe dans Nob Hill, location assez centrale, sur l’une des 43 collines de la ville.
Après avoir déposé mes bagages, je décide d’une première découverte de la ville, en regagnant Market Street et embarquant dans un tramway des années 50, je me retrouve au port de San Francisco.
La météo étant assez belle, j’opte pour une traversée en ferry de la baie vers Sausualito de , afin de pouvoir observer par la mer le Golden Gate, emblème de la ville.

La météo est changeante est finalement le pont est dans la brume ! finalement dans le sens du retour les conditions météos sont meilleures et la vue plus claire, le ferry contourne également l’île d’Alcatraz que je visiterai plus tard.

Retour au port, je reprends le tram jusqu’à la jetée des pécheurs (Fisherman Warf), et remonte la rue Hyde sur laquelle un des trois « cable car » de la ville est encore en activité.
La journée a été longue, il est grand temps de prendre une bonne douche et d’aller se coucher !