Dimanche 25 Janvier 2016,
Départ en bus pour les environs de Xi'an, à environ 35 km du centre-ville, pour visiter un des sites les plus extraordinaire de Chine, le mausolée de l'empereur Qin. Il ne fut découvert comme souvent le cas qu’en 1974; fortuitement par des paysans alors qu’ils construisaient un puit.
Le mausolée est mondialement célèbre pour son armée enterrée composée de 6 000 guerriers et chevaux en terre cuite de grandeur nature et vieille de 2 200 ans. Les chinois le considère certainement à juste titre comme la huitième merveille du monde. En revanche, sa tombe, située à environ 1,5 km, recouverte d'un tumulus, n'a pas encore été fouillée par les archéologues, de peur de ne pas avoir la maîtrise de conservation par la suite mais également de se trouver face à un tombeau truffé de pièges… Indiana Jones n’existant que dans les films d’Hollywood…il faudra encore quelques années afin de pouvoir le visiter.
Le site est constitué de trois immenses bâtiments recouverts de marbre ayant à prime abord un aspect blockhaus. Ils abritent chacun une fosse. La première fosse est la plus impressionnante des trois avec ses 6 000 guerriers, fantassins, archers ou cavaliers en rangs serrés ayant pour mission de protèger la nécropole.




La seconde de taille plus réduite, n’a pas encore délivrée tous ses secrets et trésors, une grande partie n’ayant pas encore été déterrée et met principalement en avant les travaux des archéologues a reconstituer les soldats. Ils sont en effet face à un puzzle géant et il leur faudra encore des années de patience pour continuer à remettre sur pied cette fantastique armée.




La troisième est la plus petite mais avait son importance étant considérée comme le poste de gouvernement de l’armée avec ses officiers judicieusement disposés.




La rencontre avec ces statues de terre cuite reste un moment très fort surtout lorsqu’on apprend qu’entre 500 000 et 700 000 artisans ont travaillé durant une quarantaine d’année il y a de cela 22 siècles pour construire ces milliers de soldats en terre d’argile cuite grandeur nature dans le but ultime de protéger le corps d’un empereur…

J’ai passé environ quatre heures, dans ces hangars glacés, réellement fasciné à observer et à contempler les nombreux détails de ces soldats, la richesse et la finesse de ces statues. Il faut cependant penser à rentrer sur Xi’an.
Il est plus de 17h00 lorsque je regagne mon hôtel. Cependant comme c’est le cas depuis désormais une semaine, les températures négatives, m’ôtent toute motivation de prolonger ma journée et de visiter la ville de nuit, préférant retrouver la chaleur de ma chambre d’hôtel et me réchauffer avec une bonne tasse de thé.
Lundi 25 Janvier 2016,
Il fait toujours aussi beau, mais toujours aussi froid ! Un petit moins 7° degrés. J’embarque à bord d’un bus pour me diriger au sud de la ville, en dehors des remparts pour aller admirer un des monuments les plus célèbres de la ville : La pagode de la Grande Oie sauvage. Elle fut construite au 7ème siècle en l’honneur du moine bouddhiste Xuan Zang et date de la dynastie Tang. Ce fameux moine rapporta en Chine, au terme d'un voyage d’une durée de 17 Ans les premiers écrits sacrés d'Inde. Était ce un congés sabbatique ??? La pagode d’une hauteur de 67 mètres, abrita les 75 volumes représentant 1 335 livres de traduction du sanskrit au chinois qu'il rédigea, assisté de jeunes moines linguistes. Dix neuf années d'un travail acharné qui lui valut la gloire. Un grand nombre de ces fascicules est toujours exposé au cœur du monastère.



La visite est fort agréable, le monastère est superbe tout comme les différents pavillons où trônent de magnifiques buddhas.




Je reprends ma route, en direction du musée de l'histoire du Shaanxi. De beaux jardins décorés de lanternes et une immense fontaine entourent les murs du monastère. Le musée est réputé dans toute la Chine pour rassembler des pièces de collection de toutes les dynasties chinoises. Mauvaise pioche, le lundi est jour de fermeture… Je ne l’avais pas noté sur mon guide touristique, après relecture c’était bien indiqué. Bon je n’ai pas vraiment de plan B si ce n’est de regagner l’hôtel par une longue marche de 5 km à travers les quartiers commerçants, paralysés par le trafic automobile et longer par la suite les remparts à partir de la Porte Principale. J’arrive à l’hôtel à nouveau frigorifié, le temps de me réchauffer, récupérer mes bagages, je n’ai plus qu’à rejoindre la gare routière pour attraper un bus qui m’amènera jusqu’à l’aéroport.




C’était mon dernier jour en Chine. Pour être honnête avec vous, j’ai vu durant ces deux semaines des sites magnifiques, d’une richesse, beauté incroyable qui méritent réellement de planifier un séjour en Chine… Cependant cette météo polaire qui m’a réellement coupé les jambes en fin d’après midis, m’obligeant à rentrer plutôt que prévu pour retrouver la chaleur de ma chambre d’hôtel, et le manque d’empathie d’une grande majorité de chinois, font que je quitte le pays sans trop de regrets ! Il faut également reconnaitre que voyager en Chine en Janvier est loin d’être la meilleure des périodes.
Il me tarde désormais d’arriver à ma prochaine et dernière étape de mon périple, la péninsule arabique et de retrouver des températures printanières.
Mais avant un vol intérieur pour rejoindre l’aéroport de Shanghai suivi d’un vol de nuit Doha de onze heures. Ce sera par ailleurs mon vol le plus long de mon périple.
L’aventure continue...