Samedi 21 Novembre 2015,
Après avoir passé une bonne nuit dans mon hôtel 4 étoiles… je laisse mes bagages à la consigne pour ne prendre qu’un petit sac à dos pour la prochaine nuit… et oui, Adelaïde accueille ce soir ACDC en concert et tous les hôtels de la ville sont complets… où le peu de chambres disponibles sont hors de prix : 350 Euros chez Ibis… Amis Ibissiens et autres, ça c’est du yield tarifaire ou du smart pricing…
Pour ceux qui ne sont pas des spécialistes, ACDC est un des plus grand groupe de Hard Rock, de plus australien et en pleine tournée mondiale « Rock or Bust » (titre de leur dernier album qui peut se traduire par Rock ou arrête) … Un des titre les plus célèbres est Highway to Hell (autoroute de l’enfer) datant de 1979… je vous invite à le visionner… dans le lien ci après…
https://www.youtube.com/watch?v=8B0PJkS0iyk
Ce groupe a été formé à Sydney en 1973 et ces papis font de la résistance…se produisant ce soir dans un stade à guichet fermé avec plus de 60000 fans. J’ai pu heureusement trouver il y a une semaine une chambre dans un dortoir dans une auberge de jeunesse de la ville… Changement de décor…. Et de literie…
Je vais consacrer une grande partie à la visite des musées du centre historique. Comme à Sydney et Melbourne, grand nombre de musée d’état sont gratuits et c’est également une bonne chose pour le budget. Il n’en demeure qu’une fois de plus, je constate que ces musées offrent au public des collections de qualité et que les collections de ces musées sont très complémentaires avec les musées précédemment visités.




Le premier musée est le South Australian Museum. Ce musée est en partie consacré à l’histoire naturelle et présente une belle collection sur la faune australienne et ses minéraux, complété par une remarquable collection d’art aborigène.


C’est le moment opportun pour le petit cours d’histoire du jour. Il a été démontré que les aborigènes sont arrivés par la mer en Australie il y a environ 60 000 ans, mirent 25 000 ans à se répandre sur tout le continent et à atteindre l’ile de Tasmanie. Ils n’ont jamais pratiqué l’agriculture ou l’élevage et restèrent des chasseurs, pêcheurs et cueilleurs. Les aborigènes vivaient en clans, la plupart nomades composés de 50 à 100 membres. Plus de 200 langues et 800 dialectes ont été recensés et on estime qu’environ 800 000 aborigènes peuplaient l’Australie avant la colonisation par les britanniques qui a coûté la vie à des milliers d’entre eux, décimés par les tueurs à gages et les maladies infectieuses. Ils ne représentent aujourd’hui qu’environ 1,6% de la population australienne. Ils ont été privés de leur territoires ancestraux, de leur sites sacrés… L’aide apportée par la suite par des missionnaires par exemple les obligea à renier leur culture, et ce n’est qu’en 1967 que leur citoyenneté leur fut accordée. En 1992 la haute cour de justice a voté le « Native Title Act » qui permet aux aborigènes de revendiquer le contrôle d’une terre qu’ils ont occupé de façon ininterrompue… Le combat est loin d’être gagné, ils doivent désormais affronté les nombreux lobbys miniers... Même si leur identité et la richesse de leur civilisation, art sont à ce jour reconnus, les aborigènes sont encore désavantagés en matière de logement, de santé et d’éducation. Nombreux ayant perdu leur racines rurales sont confrontés également à des problèmes de toxicomanie et d’alcoolisme.
Le deuxième musée est l’Art Gallery of South Australia situé à deux pas. C’est un musée des beaux arts , offrant une collection d’art Européen et Australien, et une très belle exposition sur l’art aborigène contemporain. Ce fut le premier musée au monde, a acquérir des œuvres d’art aborigène…


Troisième et dernier musée mais toujours complémentaire, le Migration Muséum, consacré à l’immigration. Plus de cent nations lors des deux cent dernières années vinrent commencer une nouvelle vie. L’exposition permet d’expliquer les raisons des immigrants à quitter leur terre natale , leurs parcours et les espoirs qu’ils nourrissaient.
Nous sommes déjà en plein milieu d’après midi, je vais rejoindre mon auberge de jeunesse afin d’y déposer mon sac à dos. Sur le chemin de l’auberge, j’en profite pour visiter le Marché Central d’Adélaïde, vieux de 130 ans.

Je regagne le centre ville, dont l’artère piétonne et commerçante de Rundle Mall est entièrement envahie de fans revêtus de tee-shirts noirs aux couleurs de leur groupe préféré… ACDC, « in rock we trust » ! (au rock nous croyons). C’est l’occasion de traverser la Torrens River et d’aller aux abords du magnifique Oval Stadium qui se prépare à accueillir le concert. Les fans les plus férus font déjà le siège à l’entrée. Juste à côte du stade séparé d’un joli parc se trouve la belle cathédrale Saint Pierre.




Après avoir fait une pause à l’auberge, je regagne dans la soirée les abords du stade pour écouter les chants ou cris de ces papys hurlant ! … on est bien loin de Kylie Minogue ou des Spices Girls… Le concert vient de s’achever sur le fameux Highway to Hell et je traverse le pont permettant de regagner le centre ville en compagnie de milliers de fans apparemment ravis de la prestation de leur groupe préféré.


Dimanche 22 Novembre 2015,
J’ai relativement passé une bonne nuit, mes 3 compagnons de chambre n’étant rentrés qu’à 6 heures du matin, j’ai finalement eu la chance de ne pas avoir été dérangé….
La météo est toujours aussi belle, mais finalement c’est sur Adélaïde et sa région que les températures sont les plus fraiches sur le territoire, les prévisions affichant des minimales de 14°C et des maximales de 24°C.
Je vais ce dimanche matin à la plage, l’unique ligne de tramway relie le centre ville d’Adélaïde à Glenelg, station balnéaire mitoyenne de la capitale.
La plage est belle, et nombreux cyclistes, joggeurs sont présents le long de la promenade en cette matinée. La rue principale est en pleine effervessence, elle se prépare à la parade de Noël ! Associations sportives et culturelles, écoliers défilent pour le plus grand bonheur de leur parents et grands parents, accoutrés du traditionnel bonnet rouge...


Comme ce fut le cas lors de mon passage en Californie sur Santa Barbara, je me rends compte que c’est une spécialité anglo-saxonne ! Dont eux seuls ont le secret et dont eux seuls peuvent se passionner ! Le Père Noël et ses elfes concluent le défilé, j’en ai profité pour lui glisser ma liste de cadeaux… je pense avoir été sage cette année !


Je regagne le centre d’Adélaïde en compagnie de petits lutins dans le tram… et me dirige à présent sur le jardin botanique. Adélaïde comme de nombreuses villes coloniales est construite en damier. Tout le centre ville est entièrement entouré de parcs, d’une superficie proche de 1000 hectares. Le jardin botanique en est bien entendu le fleuron et le zoo mitoyen accueille l’unique famille de pandas de l’hémisphère sud. A l’extrémité du jardin botanique se situe le musée australien des vins, la région d’Adélaïde étant la plus grande région viticole d’Australie. La visite est assez décevante, malgré quelques jeux interactifs. En revanche le bar attenant offrant plus sur sa carte plus de 120 vins au verre est superbe.




C’est déjà la fin de journée, la fatigue d’une nouvelle grande journée de marche se fait ressentir. Il est temps d’aller se reposer et de rejoindre à nouveau mon hôtel Mercure et d’apprécier le confort de sa literie !
Lundi 23 Novembre 2015,
Départ matinal aujourd'hui Le programme est un tour organisé consacré à la visite de Kangaroo Island (Ile Kangourou), située à 170 kilomètres au sud d’Adélaïde. Il faudra 3 heures de voyage au total pour fouler le sol de l’ile conclue par une traversée en ferry longue de 16 kilomètres.
Kangaroo Island est la troisième plus grande ile d’Australie, longue de 155 km et large de 55 km. Elle fut découverte en Mars 1802 par l’explorateur anglais Matthew Flinders qui l’a nommé ainsi du fait de la présence de nombreux kangourous et fut officiellement annexée par le Royaume Uni en 1834. L’ile peu peuplée depuis sa découverte a préservé un peu plus d’un tiers de sa végétation indigène. Elle est aujourd’hui protégée, et l’on y recense 18 espèces de mammifères, 250 d’oiseaux et 900 espèces végétales originaires de l’ile.
Pour la petite histoire du jour, le navigateur français Nicolas Baudin à bord de la corvette Le Géographe atteint les côtes de l’ile en Avril 1802, et bien qu’à cette époque la France et le Royaume Uni étaient en guerre, Baudin et Flinders ont échangé nombreuses informations concernant leur exploration et Flinders indiqua même à Baudin lieux pour faire le plein d’eau potable et de nourriture. Baudin revint fin 1802 début 1803 et finalisa les relevés topographiques des côtes sud et ouest de l’ile. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui de nombreux caps et baies ont des noms français… Si Baudin ne s’était pas attardé sur les côtes de Nouvelle Calédonie, l’Australie Méridionale aurait pu être française…
Bon revenons à notre journée de visite. Steve est mon chauffeur et guide pour la journée. Pour être honnête avec vous, de part son accent et sa vitesse d’élocution, j’ai un peu de mal à le suivre ! Il n’en demeure qu’il est fort sympathique et s’efforce de nous donner un maximum d’informations sur les richesses de son ile, peuplée d’environ 4000 habitants et dont les principales ressources économiques sont l’élevage de vaches laitières et de moutons pour la laine. Du fait de la taille de l’ile, la journée va être concentrée aux points d’intérêts concentrés sur les côtes sud et ouest.
Le premier arrêt est consacré au parc de conservation de Cap Gantheaume, et de Seal Bay. Cette plage abrite une très importante colonie de lions de mer australien. Un garde du parc nous accompagne jusqu’à la plage, nous permettant de marcher sur le sable et nous offrant l’opportunité d’être proche de ces animaux, tout en respectant une distance de sécurité et de bien être pour les lions. Les mamans allaitent leurs bébés, les males pour leur part s’octroyant une pause…



Après la pause déjeuner, nous rejoignons la baie Hanson boisée d’une grande forêt d’eucalyptus. Le but du jeu est de dénicher les koalas perchés dans les arbres, et de se rapprocher des wallabies et kangourous présents dans les clairières. Le koala passe la grande majorité de sa journée à dormir, environ 20 à 22 heures, les 2 à 4 heures restantes à manger ou à se déplacer pour changer d’arbre, les feuilles d’eucalyptus étant peu nutritives, cette adorable peluche a finalement peu d’énergie.



Nous sommes à présent en plein cœur du parc national, en plein cœur de la dense broussaille d’eucalyptus et la vue sur le littoral est superbe. Nous apercevons au loin les Remarkable Rocks (rochers remarquables…) des chaos granitiques sculptés par la force des vents qui leur ont donné des formes magnifiques et surprenantes. Ces rochers sont perchés sur un dôme de granite qui surgit de l’océan.




Nous sommes pratiquement à l’extrémité de l’ile, et atteignons le Cap de Couedic et son phare construit en 1906. Deux chemins de randonnées permettent de se rendre à Admirals Arch, arche naturelle spectaculaire formée par l’érosion marine. Nous sommes malheureusement en cette fin d’après midi en plein contre jour, le rendu de la photo ne permettra pas de mettre en valeur cette magnifique arche avec sa colonie d’otarie dont certaines s’ébattent dans l’eau ou se reposent sur les rochers.




Sur le chemin du retour à l’autocar je croise une belle goanna…
La journée à Kangaroo Island se conclue par un magnifique coucher de soleil, encore une belle journée australienne qui se termine en beauté !


Mardi 24 Novembre 2015
Aujourd’hui le programme du jour est tranquille. C’est journée à la campagne… Comme je vous l’ai dit, la région d’Adélaïde est la plus grande région viticole d’Australie. La Barossa Valley, située au nord d’Adélaïde, est l'une des plus vieilles régions viticoles d'Australie et l'une des plus réputées au monde. Née en 1842 avec l'arrivée d'immigrés venus d'Europe. Elle compte aujourd’hui environ 150 établissements et caves viticoles dont la plus grande exploitation, le domaine de Jacobs Creek.
Pour ma part je vais me rendre pour des raisons pratiques de transport en commun sur l’autre région viticole un peu moins côtée située à l’est de la ville, sur les Hauts d’Adélaïde à une vingtaine de kilomètres où se situe le pittoresque village d’Hahndorf.
Hahndorf a la particularité d’être le plus vieux village allemand d'Australie encore en existence. Le village fut peuplé en 1839 par des Luthériens fuyant les persécutions religieuses en Prusse. Les 188 migrants arrivèrent en Australie du Sud à bord du Zébra, vaisseau rempli de vivres mais également de 40 924 briques ! Le capitaine du navire Dirk Hahn aida les passagers à réaliser leur objectif, celui de créer une communauté en achetant 240 hectares de terres et leur louant gratuitement durant une année. Les migrants en hommage nommèrent le village Hahndorf d'après le nom du capitaine du vaisseau : Hahn, et dorf signifie ‘village' en allemand.





Aujourd'hui, ce petit morceau d'Allemagne planté par Hahn a en effet su préserver son charme avec ses rues bordées de bâtiments historiques, de platanes et d'ormes centenaires. Les cartes des restaurants proposent des spécialités allemandes, de la choucroute au strudel à la pomme; le tout arrosé d’une pinte de bière bavaroise ! De nombreux domaines viticoles se trouvent tout prés tout comme des fermes à fraises et vergers.


Après une petite randonnée dans les vignes, je rentre en milieu d’après midi sur Adélaïde. Magnifique après midi estivale, avec une température proche de 30° degrés. Une petite ballade dans la rue commerçante de Rundle avec ses 740 commerces et grands magasins et retour à l’hôtel pour préparer bagages et se reposer.
Demain départ pour Alice Springs, située en plein cœur du continent.